Douleur au tendon d'Achille chez le coureur : causes et conseils

7 septembre 2026
Douleur au tendon d'Achille chez le coureur : causes et conseils

Douleur au tendon d'Achille chez le coureur : causes et conseils

Une douleur à l'arrière de la cheville ou juste au-dessus du talon est une plainte fréquente chez les coureurs.

Elle peut apparaître progressivement, notamment après une augmentation du volume d'entraînement, une modification des séances ou une reprise du sport après une période d'arrêt.

Pourquoi le tendon d'Achille peut-il devenir douloureux ?

Le tendon d'Achille relie les muscles du mollet au calcanéum, au niveau du talon. Il transmet les forces produites par le mollet lors de la marche, de la course et des sauts.

La course à pied impose donc des contraintes importantes à cette structure.

Une douleur peut apparaître lorsque la charge appliquée au tendon augmente plus rapidement que sa capacité d'adaptation.

Cela peut notamment arriver lors :

* d'une augmentation importante du kilométrage ;

* de l'ajout de séances rapides ou de côtes ;

* d'une reprise après plusieurs semaines d'arrêt ;

* d'une modification importante du type d'entraînement ;

* d'une augmentation des activités sportives en parallèle.

La tendinopathie d'Achille fait partie des causes possibles de douleur à l'arrière du talon chez les sportifs.

Comment reconnaître une douleur du tendon d'Achille ?

La douleur est généralement située à l'arrière du talon ou quelques centimètres au-dessus.

Elle peut apparaître :

* au début de la course ;

* pendant l'effort ;

* après l'entraînement ;

* lors des montées d'escaliers ;

* lors des sauts ou accélérations.

Au début, la gêne peut être légère et disparaître rapidement. Mais continuer à augmenter les contraintes malgré une douleur persistante peut favoriser son installation.

Faut-il arrêter complètement de courir ?

Pas nécessairement.

La réponse dépend de l'intensité des symptômes et de leur évolution.

L'objectif est généralement d'adapter temporairement la charge plutôt que de passer brutalement d'un entraînement important à une absence totale d'activité.

On peut par exemple diminuer :

* le volume de course ;

* les séances à haute intensité ;

* les côtes ;

* les sauts ;

* les activités qui reproduisent fortement la douleur.

Une reprise progressive permet ensuite de réintroduire les contraintes au fur et à mesure.

Le renforcement est-il important ?

Oui.

Le tendon d'Achille doit pouvoir supporter les contraintes imposées par la course. Le travail progressif du mollet et du tendon constitue donc un élément important de la récupération.

Les exercices doivent cependant être adaptés à la situation et augmentés progressivement.

Un kinésithérapeute peut notamment accompagner le sportif dans cette progression lorsqu'une rééducation est nécessaire.

Et l'ostéopathie dans tout ça ?

L'ostéopathie peut être envisagée comme une approche complémentaire.

Le bilan ne se limite pas nécessairement à la zone douloureuse. Selon le contexte, il peut prendre en compte la mobilité du pied et de la cheville, le mollet, le genou, la hanche ainsi que les contraintes liées à la pratique sportive.

L'objectif est d'identifier les éventuels facteurs mécaniques ou fonctionnels pouvant accompagner la gêne et de proposer une prise en charge adaptée.

Cela ne remplace pas le travail de renforcement et la gestion progressive de la charge, qui restent essentiels dans la récupération.

Quand consulter ?

Une douleur persistante du tendon d'Achille mérite une évaluation, particulièrement si elle s'aggrave ou devient présente dans les activités quotidiennes.

Une douleur brutale et très importante, notamment avec sensation de claquement, perte importante de force ou difficulté soudaine à se mettre sur la pointe du pied, nécessite une évaluation médicale rapide afin d'écarter une rupture tendineuse.

Comment prévenir les douleurs ?

La meilleure prévention consiste notamment à faire progresser les contraintes d'entraînement progressivement.

Quelques principes simples :

* éviter d'augmenter brutalement le kilométrage ;

* intégrer progressivement les séances rapides et les côtes ;

* conserver du renforcement musculaire ;

* prévoir suffisamment de récupération ;

* être attentif à l'apparition d'une douleur inhabituelle ;

* adapter temporairement l'entraînement si les symptômes apparaissent.

L'Assurance Maladie recommande notamment une augmentation progressive de l'activité sportive et un échauffement adapté pour limiter certaines douleurs du pied et du talon.

Besoin d’un RDV ?

Prenez rendez-vous en ligne ou contactez le cabinet pour un conseil personnalisé.

← Retourner aux articles